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IWMS+ et le confort intelligent

Utiliser le suivi du confort pour passer à l'action
1 septembre 2020
L’une des conséquences de la pandémie de COVID-19 a été un regain d’intérêt pour le suivi de la qualité de l’air et du confort. Étant donné que les travailleurs s’inquiètent d’une éventuelle exposition virale dans les bureaux, mieux comprendre et communiquer sur les conditions environnementales devient un élément clé pour les rassurer. De même, de nombreuses entreprises investissent dans l’amélioration des systèmes de climatisation et de filtrage afin de réduire le risque de circulation du virus. Comme dans les cas précédents abordés dans cette série, l’IWMS+ associe les capacités de suivi des systèmes de construction intelligents à l’aspect pratique de l’IWMS, permettant ainsi de mettre à profit les données.
Fenêtres courbes des bâtiments

Pourquoi la qualité de l’air est-elle importante ?

Les bienfaits d’une bonne qualité de l’air semblent évidents à la lumière d’une crise de santé publique, mais même avant l’épidémie de COVID-19, l’impact positif de bâtiments sains sur les utilisateurs et les propriétaires était de plus en plus reconnu.

Une étude réalisée en 2016 par Harvard-Syracuse, par exemple, a révélé que les employés affichaient des performances cognitives supérieures de 61 à 101 % dans un bureau mieux ventilé, avec moins de CO2 et moins de composés organiques volatils (COV) que dans un bureau conventionnel ou de contrôle1. Dans une revue de la littérature, Muldavin, Miers et McMackin indiquent que les interventions en lien avec la norme WELL peuvent également augmenter la productivité de 1 à 10 % ou plus par intervention. Ils résument en outre les recherches suggérant qu’un environnement physique favorable peut réduire la rotation du personnel et l’absentéisme, entre autres avantages.

Les enquêtes menées auprès des travailleurs soutiennent également l’idée que le confort et la qualité de l’air sont des atouts importants dans l’environnement de travail. L’étude « Future Workplace Wellness » a révélé que près de la moitié des travailleurs interrogés estimaient qu’une mauvaise qualité de l’air les rendait somnolents pendant la journée de travail, tandis qu’un tiers des travailleurs estimaient que la température de leur bureau était constamment trop chaude ou trop froide.2

Enfin, une étude récente du MIT Real Estate Innovation Lab suggère que ces bienfaits pour les utilisateurs s’étendent aux propriétaires d’immeubles. En moyenne, on estime que les bâtiments certifiés sains à New York se louent 9,87 $ de plus par pied carré que les immeubles non certifiés et semblent également faire l’objet de baux plus longs.3

Cette étude suggère qu’il est très utile d’investir dans le suivi et le maintien du confort et de la qualité de l’air dans les immeubles de bureaux. L’IWMS+, bien qu’il ne soit pas une solution autonome pour ce cas d’utilisation, peut jouer un rôle important dans la création d’un environnement de bureau plus sain et plus agréable.

Suivi du confort et de la qualité de l’air

L’amélioration de la qualité de l’air et du confort commence par le suivi. Étant donné que les perceptions de « trop chaud » ou « trop froid » varient d’une personne à l’autre, il est important de capter des mesures précises et objectives des conditions du bureau. Les moniteurs de confort modernes peuvent mesurer un large éventail de conditions environnementales, de la température et de l’humidité au CO2, en passant par les COV, le radon, et peuvent même produire un indice de composition du confort global. Ces conditions sont captées au fil du temps et peuvent également être communiquées aux utilisateurs des bâtiments sur des plans d’étage affichés sur des applications mobiles ou des kiosques.

Dans la plupart des cas, un système de ventilation fonctionnel devrait pouvoir maintenir des niveaux assez constants d’indicateurs clés de confort. Cependant, un suivi attentif au fil du temps peut aider à identifier les fluctuations qui pourraient indiquer des dysfonctionnements du système, des caractéristiques de conception qui pourraient bloquer la circulation de l’air, ou une intervention humaine (comme un chauffage individuel) qui pourrait affecter l’environnement du bâtiment.

Utiliser les données pour passer à l’action

C’est précisément lorsque les données de suivi identifient des valeurs discordantes ou des aberrations dans les niveaux de confort que l’IWMS devient précieux. Si les valeurs enregistrées se situent en dehors des niveaux acceptables, les systèmes des bâtiments intelligents peuvent déclencher toute une série de réponses automatisées. S’ils sont intégrés à un système de gestion des bâtiments, ils peuvent déclencher des réactions dans le système de CVC, comme l’activation de la climatisation lorsque les pièces deviennent trop chaudes. Cependant, ceci ne donnera des résultats que s’il n’y a pas de défaut dans le système de climatisation.

Dans ce cas, il peut être particulièrement utile de relier le système de suivi à l’IWMS. Lorsque les capteurs identifient une valeur aberrante, les systèmes de suivi peuvent envoyer des notifications aux techniciens ou aux managers pour un suivi humain. Des systèmes robustes de bons de travail peuvent suivre l’état du ticket, en gardant une trace des parties responsables et de leurs actions. Grâce aux informations clés et à une chaîne de responsabilité claire, le personnel de maintenance peut réagir rapidement à un problème localisé, en résolvant le problème et en évitant les plaintes des utilisateurs. Les systèmes de maintenance IWMS conserveront une trace du problème afin de pouvoir signaler les problèmes récurrents pour un suivi plus approfondi.

Avantages à long terme

En plus de déclencher des interventions en temps réel, les données sur le confort et la qualité de l’air pourraient également être utilisées pour soutenir la maintenance prédictive. Dans la maintenance prédictive, les algorithmes d’apprentissage des machines traitent un large éventail de données provenant d’équipements ou de capteurs environnementaux, ainsi que d’autres informations pour essayer de prédire le moment où les équipements pourraient tomber en panne afin de les réparer de manière préventive. Les conditions environnementales peuvent être à la fois un facteur de défaillance de l’équipement et un signe d’avertissement. La collecte de ces informations offre donc des données contextuelles précieuses pour les algorithmes de maintenance prédictive et d’autres applications d’apprentissage machine.

Bien que l’IWMS joue un rôle moins visible dans l’équation IWMS+ concernant le confort et la qualité de l’air que dans certains des autres cas d’utilisation dont nous avons parlé, nous ne pouvons mettre à profit la valeur du suivi que lorsque les données mènent à l’action. En particulier lorsqu’il s’agit de la santé et du confort des utilisateurs, nous ne voulons pas nous arrêter au simple diagnostic d’un problème, nous voulons nous assurer que la bonne personne sera informée et prendra des mesures pour le résoudre.

Cet article est la 6e partie d’une série sur l’IWMS+. Les articles précédents présentaient le concept de IWMS+ et une série de sujets sur les bâtiments intelligents. Si vous souhaitez recevoir des notifications sur les futurs articles de cette série et sur d’autres contenus de Spacewell dédiés à la connaissance, veuillez vous inscrire ici.

  1. Muldavin, Miers, and McMackin (2017). « Buildings emerge as drivers of health and profits » Corporate Real Estate Journal Vol. 7 No. 2, pp. 177-193.
  2. View (2019). Étude Future Workplace Wellness.
  3. Sadikin and DeWeess (2020). « The Impact of Healthy Buildings: Rental Prices and Market Dynamics in Commercial Office Markets »

Une série d’articles de Nicole Weygandt

Responsable du département stratégique à Spacewell

Dr. Weygandt est responsable du département stratégique à Spacewell. Elle possède une expérience professionnelle dans les domaines de la finance, de l’énergie et de l’enseignement supérieur. Elle a précédemment travaillé en tant que responsable de la recherche au sein de la société de conseil en financement de projets Taylor-DeJongh et a obtenu des bourses d’études à l’université de Princeton et à l’université Northwestern. Dr. Weygandt a obtenu son doctorat à l’université de Cornell et est diplômée de l’université de Georgetown et de l’université de Chicago.
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